Quelques mois après l’obligation d’immatriculation des copropriétés à un registre national, c’est la douche froide pour les copropriétaires. Certains collaborateurs se sont faits plaisir et les tarifs exorbitants sont de sortie.

La loi Alur souhaitait la transparence, elle a permis une nouvelle escroquerie. L’Agence Nationale pour l’Habitat (plus connue sous le nom de l’Anah) s’en offusque. Elle a estimé que la mission d’immatriculation demandait trente minutes de travail. Si l’on se base sur le tarif horaire classique, la facture envoyée aux copropriétés devrait donc être de l’ordre de 50€ environ. Or, elle constate qu’elle a atteint 3 000€ pour le syndic le plus vil, et le millier d’euros pour les grands acteurs comme Foncia ou Citya.

D’autres syndics ont choisi de fixer un prix par lot. Avec un petit montant de quelques euros par copropriétaire, le prix global a atteint plusieurs milliers d’euros. Pourtant, la tâche est identique pour une copropriété de dix lots comme de trois cents. Une aberration !

Encore une fois, cet abus illustre les largesses que se permettent les cabinets de syndic dans un secteur que les copropriétaires ne maîtrisent pas. Nous vous rappelons que la meilleure protection est de s’informer. Ne faites pas confiance aveuglement à votre syndic et cherchez l’information. Les sources sur les syndics ne manquent pas. Blogs, forums, site du service public, magazines spécialisés dans l’immobilier ou même presse généraliste vous donnent bien souvent les clés pour lutter contre les abus.

La prochaine fois que votre gestionnaire vous envoie une facture trop élevée, faites part de votre mécontentement et rappelez-lui que rien n’oblige la copropriété à renouveler son contrat de syndic à son échéance.

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