Les plaques d’immatriculation ont connu des changements légers ces dernières années. Les couleurs ont évolué, la constitution des numéros, l’affichage du département… Chaque modification n’est rien par rapport à celle qui s’annonce : la plaque numérique.

Un système déjà en phase de test

La première ville à avoir franchi le pas est Dubaï. À partir de mai, des plaques d’immatriculation contenant un écran sur lequel s’affichent les numéros seront mises sur les voitures. Bien évidemment, la révolution n’est pas uniquement dans l’affichage différent du numéro. La plaque contiendra de nombreuses fonctionnalités.

Ainsi, en cas d’accident, elle enverra immédiatement les informations aux centres de secours. Un système d’avertissements entre conducteurs est également à l’étude. À l’instar de l’application Waze, les conducteurs pourront signaler un accident ou un bouchon. Une géolocalisation pourra permettre de retrouver sa voiture en cas de vol.

Les questions soulevées par ces plaques

Cette nouveauté effraie les défenseurs des libertés. Dans un contexte actuel où la population semble seulement prendre conscience du business derrière les données personnelles et du besoin de garder son intimité, la plaque numérique fait craindre la transmission de ses informations, notamment ses positions à cause du GPS mis dessus.

De plus, le coût n’est évidemment pas le même. Actuellement, si vos plaques se font voler ou que vous changez de numéro d’immatriculation, vous déboursez uniquement une vingtaine d’euros en commandant sur un site comme Cmaplaque. Quid d’une plaque numérique ? Les prix vont augmenter considérablement, surtout si elle contient de nombreuses fonctionnalités. L’écran fait aussi craindre un manque de solidité ou de piratage.

Quoiqu’il en soit, le virage semble être pris et d’autres territoires comme la Californie ont annoncé des tests.